mardi 19 janvier 2010

Moque bas




Non n'importe quoi vous êtes fous, je suis rentrée aujourd'hui à Macomb après le voyage le plus [adjectif vraiment extrême] de ma vie, je vais pas me mettre à raconter Moscou à 11 heures du soir. Y'a le temps.




Donc ba Moscou c'était du samedi 9 janvier à un tout petit bout du lundi 18. ("ooooh elle nous a bien eus tiens").

A la suite d' une escale à Riga qui ne manquait pas de piment d'espelette à la moutarde de dijon, nous arrivons à Moscou, où après m'avoir fait , "ah non mais pardonnez moi l'expression mais" chier, pendant trois mois, avec des requêtes documentaires et autres procédures de visa à s'en percer l'arcade sourcilière, on m'a laissé passer le contrôle de passeport comme une lettre dans du beurre. En l'espace de 15 minutes nous étions légalement sur le territoire russe. Ce qui ne fut pas le cas de ma valise, qui avait décidé que de toute façon on attendrait certainement une heure dans la file alors pourquoi se presser. Elle est donc arrivée comme une fleur d'oranger une demie heure plus tard. La recherche d'un taxi fût ensuite ma première confrontation au russe et, plus précisément ici, au chauffeur de taxi russe pas très content qu'on ne soit pas contents de son prix de taxi. Mais bon.

Je trouvais cette partie introductive indispensable à l'introduction. Le reste reposera sur mon concept du lancer de photos: je lance des photos.

1, 2 , 3, 3 1/4, 3 1/2, 3 3/4..


Voici ma première vue de Moscou à pied, la Moskova un peu gelée mais, comme me l'expliqua si savamment ce passionné de cours d'eau qu'est Victor, "pas entièrement parce que les courants sont trop forts". Ca coule de source. Non bon sans rire, c'est pas un peu tout beau?


La même, mais de l'autre côté. On y aperçoit un des fameux "gratte-ciels" staliniens, qui sont au nombre de 7 dans la ville. J'arrête dès maintenant de me la ouèje, comme disent les petits chouchous de Nadine Morano, car je n'ose même pas essayer d'affirmer la fonction de celui-ci. Je ne sais plus trop. J'étais fatiguée, aussi. Red bull ne m'avait pas donné d'ailes.

La place rouge, que j'ai rachetée depuis. Là en plus il y avait les ajouts de la période de fêtes: une patinoire très lumineuse avec plein de russes contents qui, quand ils ne faisaient pas partie de l'équipe olympique de patinage artistique, essayaient de tomber sur les fesses pour avoir encore plus froid, et tout plein de guirlandes électriques autour du Goum, le centre commercial mystère et boule de.

Une particularité russe: les décorations de sapins partiellement comestibles. De la pâtisserie de sapin.

Ah ba oui tiens la voilà la patinoire.

Ici un autre morceau de la place rouge, où l'on aperçoit les murailles du Kremlin, un sapin de Noël, le mausolée de Lénine, ainsi que les Berthier en ballade. Le mausolée c'est très étonnant. On doit laisser toutes nos affaires dans un vestiaire à l'entrée, puis l'on passe d'abord par un cimetière où il est possible d'admirer les tombes de Staline, Brejnev, Andropov, et autres joueurs de foot célèbres de l'URSS. Cependant Krouchtchev manquait à l'appel. Nous allions devoir le trouver. Le séjour pris dès lors une tout autre tournure.
Ensuite vient la visite du mausolée lui même. Enfin plutôt l'entrée et la sortie du mausolée lui même. Car on ne s'arrête pas dans le mausolée. Il y a 47 messieurs de sécurité avec des chapkas qui parsèment les 23 mètres carrés de l'intérieur du batîment. On entre, on est suivi, on essaye de limacer paisiblement car on veut avoir un peu le temps de voir la tête de Lénine et être bien sûr qu'il a pas l'air tout a fait très très vrai et on sort, suivi. J'ai vu Lénine. Si, ouais. Et même pas fait la queue. Alors qu'à ce qu'il paraît, d'habitude, oh la la la c'est le BA-ZAR.


Ah. BASILE. Une photo . Ma marque de fabrique est ici à repérer dans les vagues de fumées qui sont venues s'étaler sur la photo lorsque j'eus la bienheureuse idée de m'exprimer oralement au moment du flash. C'est la cathédrale Basile le Bienheureux. Qui s'appelle comme cela parce qu'un bienheureux qui s'appelait Basile s'y est vu gratifier d'une chapelle. Un aveu? Je n'en vis jamais l'intérieur. Une histoire faite de retards de métro, de sol glissant, d'assistance à personne en danger et de cours de solfège..bref nous n' avons jamais réussi à y parvenir avant 16h08, qui est l'heure de la fermeture de la caisse à 16h15. (quoi?) Ils ferment tôt, les russes.

De l'autre côté de la place rouge, y avait une tour de fin de bout de muraille, une statue, un bout de musée d'histoire et ce SAPIN. Et parmi les bonshommes qui se tiennent en dessous, se trouvait notamment Staline. Encore. Il prenait des photos avec des gens. Hyper accessible.
On avait aussi croisé, précédemment, à la sortie de la place rouge, Homer Simpson, Bob l'éponge, et les tortues ninjas, qui prenaient un café en attendant les touristes.
Je profite de ce moment pour aborder la seconde anecdote tortues ninja du séjour: les copains de basket de Victor qui, à la vue de mon t-shirt à leur effigie, entonnent joyeusement la BO des tortues ninja en russe.

Bon il est temps d'attaquer le métro. "tu verras, le métro russe est absolument fabuleux". Non mais oui, en fait. Si le mot ne m'était pas insupportable au tympan je dirais grandiose.
Ne prêtez pas attention au loir que la dame au premier plan s'est laissée glisser dans le cou. Elle n'a pas fait exprès et ne va certainement pas tarder à l'en déloger violemment.

Ici dans une autre station ("oh je le savais, j'aurais dû annoter mes photos, tu vois"), le CLOU du spectacle. Statue intitulée quelque chose comme "Restes à Véronne Juliette, ici c'est un museau de chien qu'on touche". Une majorité des gens transitant dans cette station de métro passent ainsi auprès de cette sculpture et caressent le museau du chien, ou bien sa patte gauche. Après que Nikita, un ami russe de Victor, nous a expliqué ce rituel, nous étions si séchés que nous avons dit "aaaah, ba oui c'est pour ça que c'est les parties les plus dorées."


Du coup Victor a fait pareil, pour démontrer que tout le monde a le droit à une belle photo de soi la main sur le museau d'un chien sculpté dans un carrefour de transports sous-terrain moscovite.




L'enseigne Mac Donald, en russe. C'est idiot mais j'ai une sorte d'amour pour les transpositions en russe d'enseignes américaines. C'est..oui voilà, c'est un peu mon dada. Mais oui, évidemment que le Starbucks arrive. Quelle impatience.

Un bout du Moscou d'autour de place rouge. Il faut dire que les batîments ont la classe et il y a de la neige. Alors j'aime bien. Même sans cadrer ni savoir de quoi il s'agit.
Nous sortions alors de la visite du Kremlin, mais évidemment il y fallait aussi laisser son appareil photo à l'entrée.

Frais.

Là c'est un milieu de centre commercial qui m'a fascinée. Surtout les ascenseurs. ah zut on les voit pas. Et en bas c'est un restaurant de sushis où l'on mange sur un balcon au dessus de l'eau s'échappant de la fontaine/horloge romaine. C'est bien fichu comme petit mécanisme non? Visez un peu les ascenseurs:


Les capsules lumineuses, là , en forme de gellule pointue. C'est cooool.


Nous avons aussi visité l'université de Victor, qui fait un petit peu mal aux yeux parce qu'un peu dinguement impressionnante et massive. Nous sommes malicieusement montés au 28ème étage où, en nous glissant discrètement dans une salle de classe vide, nous pouvions admirer ça:

Paris

Johannesbourg

Bangkok

Mais comme le batîment s'est finalement conformé à ce qui se fait aujourd'hui en terme de sécurité dans les établissements scolaires, Victor n'a pas pu mettre fin à ses jours.


L'université de Moscou, donc. Construite, par un miracle d'architecture déjantée, en suspension sur un gigantesque fil électrique.


La bibliothèque universitaire, qui jusqu'à nouvel ordre n'a jamais intimidé personne.


La russie ordinaire et trop classe.

Je décède lentement et ferai donc une pause, comme dans le journal de France 2 où ils annoncent la suite alors qu'elle arrive immédiatement sans interruption aucune. Là je fais certes une interruption dans la vraie vie, je vais dormir, mais elle ne sera jamais matérialisée dans cet article qui se poursuivra de manière inchangée et se présentera en un bloc. Mais tout est question d'honnêteté du blogueur. Je vous invite , dans l'étude de ce tiraillement, à relire les Confessions, dans lesquelles Rousseau s'attaquait déja, de manière allusive, à la question de l'intégrité du blogueur. J'en suis. De ces blogueurs intègres. Je crois que c'est simplement pour cela que je vous annonce pour demain: des tombes, la mayonnaise, le basket, la vodka, des couvres-chef qui font plus rire le chef qu'ils ne le couvrent et.....du métro, eeeeeencore pluuus de métroooo, chez vous. (se munir d'une voix oscillant entre un Julien Lepers en forme et une voix-off de bande annonce d'NRJ music awards)



Le jour d'après nous avons donc visité le monastère Novodievitchi, et notamment son immense cimetière extérieur, à la recherche de nos personnalités russes favorites, Nikita K. et Monsieur Gogol, entre autres. Ah oui et Boris, également. Ci-dessus donc, le monastère , soleil doré dans la brume crépusculaire de cette atmosphère boréale d'après-midi nordique. (pause)


La tombe d'un footballeur russe. Non mais pour de vrai cette fois. C'est que là-bas il faut pas rigoler avec le football et ses héros. Enfin c'est compréhensible du point de vue des passions nationales, imaginez si par exemple nous on venait à enterrer Christophe Dechavanne.


On a trouvé Nikita! Nous étions très content. Comme Victor ne sait pas lire le russe, c'est moi qui ai déchiffré les quelques lettre d'un nom qui m'étais familier, avant de déterrer la trouvaille.
C'était la vraie. Il y avait marqué Никита Сергеевич Хрущёв, nous avons donc pensé qu'il était temps de faire le signe West Coast, dont Victor nous offre ici une parfaite maîtrise. :)

La tombe de Boris Eltsine, qui est de très loin mon coup de coeur. C'est ce qu'on pouvait faire de mieux. Je ne l'aurais pas imaginée autrement. Je veux être artiste de cimetière, plus tard. Pour faire la tombe de Stéphane Berne par exemple, ou d'Anne Roumanoff.
Non plus sérieusement elle est quand même géniale, cette tombe, et je ne pensais pourtant jamais prononcer cette phrase un jour.


Un tel périple méritait bien un peu de repos, et dieu merci le chemin était bordé de quelques petits bancs, bien pratiques pour bouquiner un guide en reprenant des forces.

Nous avions faim en cette fin d'après-midi tombale, et les russes aiment la mayonnaise. C'est pourquoi l'une des cafétérias de l'université nous mijota ce réconfort.

Ensuite nous avions basket. Enorme. Nous avons été voir le CSKA, qui jouait contre une équipe espagnole. C'était l'Euroleague, eh pas un truc d'amateurs. Et les deux tête de liste, en plus. (je m'offre un donuts si les trois affirmations précédentes sont exactes et ma leçon par conséquent bien retenue)
C'était complètement fou. Au début c'est mignon, les joueurs d'une équipe vont marquer un panier dans le panier des autres, qui ripostent en venant vilainement leur en marquer un, et ainsi de suite, pendant que des russes très très concernés et folkloriques hurlent. Bon. Plutôt paisible. Mais arrive la FIN du match. oh là là. On a eu la chance d'avoir une égalité de scores au moment d'attaquer la dernière minute. C'était une tuerie. un massacre. le chaos. l'apocalypse. Je stressais stressais stressais. c'est comme au tennis quand on fait les avantages à 40 a. Ca marque, puis l'autre marque, ce qui d'une certaine manière annule le progrès précédent. et l'heure fiiile à u-neu vi-tesse. brrr. Et finalement ON a gagné. Je ne sais pas si j'étais contente parce que j'étais pour le Cska ou si j'étais contente parce que nous échappions sûrement ainsi à une prise d'otage douloureuse par quelques supporters vexés et tortionnaires. Mais c'était bien.

Et la salle était décorée.

Ensuite nous avions soirée avec des amis russes de Victor. Il y avait donc de la Vodka, des pelmenis, les chouettes pâtes à la viande que l'on mange oh vraiment beaucoup là-bas, avec de la mayonnaise sinon c'est tout nul, et des cornichons. enfin des PICKLES. Alors comme la vodka c'est quelque chose, on se met tous autour de la table, chacun son verre, l'un sert, un autre porte un toast, et tout le monde tchine, puis tout le monde boit d'une traite. C'est mignon au début, on porte un toast à l'amitié et le serveur sert l'équivalent d'un verre dans un verre. Sauf que ce rituel se répète maintes fois. On ne boit pas beaucoup beaucoup seul, en Russie. Enfin pas la vodka. Alors si quelqu'un se sert il sert aussi les autres, et re-toaste, et tout ça. Alors à la fin , parfois, les toasts sont portés à l'inventeur du gingembre confit pendant qu'un camarade essaye laborieusement de trouver la parfaite combinaison entre viser et doser. Cependant j'exagère un peu, car leur inspiration en matière de toasts m'a plutôt fascinée. Je m'arrête là car j'en ai marre de dire toast. Par contre j'ai oublié les cornichons. Ils ont cette fâcheuse tendance à calmer l'impact d'un shot de vodka sur leurs papilles gustatives en croquant dans un bon gros pickle frais. La fin du monde, en somme. Quoique non, la fin du monde c'était ça:


Les chips de mini poisson. Terrifiant. Un poisson écartelé et chipsé, dont ils se saisissent par la queue avant de le consommer en arrachant tranquillement la chair de sa peau. Je crois que c'était mon premier vrai choc culturel. C'est pas concevable. Et ça sentait si fort que même un reblochon dépassé en aurait été nauséeux. Mais eux ça les rendait très contents, ce qui somme toute est le point essentiel.
Oh et ps: le verre archi-classe en forme de botte à talons c'est celui que l'on m'avait donné, parce que je suis une fille. Ca va de soi.

Nous avons repris le métro dans des stations chouettes. Ici une énorme coupole à la sortie du métro, au dessus de fresques circulaires plutôt réussies, le tout rendant bien mieux en vrai et en intégral, évidemment. Mais je n'osais pas trop m'allonger au bout de l'escalator pour m'autoriser un plan global. Quelle tristesse.

Il y avait beaucoup de gravures comme celle-ci tout le long des quais de métro.
Ici c'est José Bové avec Tintin et Gavroche mais on trouve aussi bien souvent des personnalités plus prestigieuses.


L'important dans tout ça, c'est que Victor a trouvé une chapka-singe. Et un ballon de baudruche, qu'une dame avait oublié sur sa chaise à Il Patio, chaîne de cuisine italienne qui était un peu notre "cantine", comme on dit chez les actifs. Il était très content. Mais ne voulait pas que cela se voie sur la photo. Cette chapka est prodigieuse: les mains du singe s'accrochent l'une dans l'autre, et il a évidemment une queue dans le dos, par conséquent sur la nuque de son porteur. De la fine couture. :)


Pardon il y avait celle-là aussi, c'est la dernière. Mais bon tout de même. Là.

Le Starbucks, comme promis. Pour celui-ci il mettent la traduction. Il sont plus gentils qu'au Macdonald.

Un hôtel trop cool. Parce qu'il y a des lumières de toutes les couleurs. Quelle touriste. Oui mais il est trop cool.

Rectification et mesure d'égalité:


J'ai certes aussi essayé des chapkas. mais c'était celle de Christine Lagarde et ça m'a rendue floue.



Bref, je suis un petit peu amoureuse de Moscou.



Allez les jeunes, bye bye tout le monde!



(Je suis confuse mais j'avais vraiment toujours rêvé de faire ça)

lundi 7 décembre 2009

Il a neigé sur today


Comme je n'ai pas trouvé d'autre prétexte pour ne pas concrètement commencer cet essai dont je rumine le contenu depuis une semaine sans taper quoi que ce soit, je vais vous montrer comment il neige ici, aux Etat-Unis d'Amérique, à Macomb.
C'est quand même bien plus enthousiasmant que d'examiner des lettres de chefs d'entreprise envoyées à la maison blanche sous Roosevelt pour dire que les juifs et les pauvres étaient respectivement des conspirateurs et des flemmards qui profitaient des programmes d'assistance mis en place par le gouvernement et de dire ensuite pourquoi ces lettres étaient méchantes et peu nuancées. Quoique, maintenant ça semble intéressant. Bon ba je m'y mettrai après , alors. (la correction automatique propose Rousselet, c'est mignon Rousselet).

Voilà alors ce matin, quand mon réveil a sonné à 9h j'avais vraiment très envie de mourir parce que là on arrive en ces périodes de fin de semestre où on a un peu envie d'expédier les derniers cours et de passer à autre chose, et où les profs eux mêmes se contentent d'expédier un peu leur vie pour avoir tout passé en revue avant les "finals". alors bref ça m'ennuyait assez sérieusement de faire le déplacement. Ce jusqu'au moment où j'ai levé mon store. CA Y'EST. c'est blanc. Du coup j'étais d'une humeur de bronzé fait du ski et je me suis quasi ruée à l'extérieur, afin d'être contente au milieu des américains blasés par ce qui ne représente sans doute pour eux que les premières neiges d'un hiver qu'ils ont chaque année. Même pas marrant.


Ci-dessous donc la vue riante que j'avais ce matin en me levant, bon j'admets maintenant que vu comme ça on aurait presque encore plus envie de se tuer, mais en fait promis c'était un peu lumineux et puis blanc.




Grand-mère feuillage qui avait encore oublié le Pétrole-hahn.



Comment se plaindre, le chemin était même dégagé. on avait un chemin en béton pour ceux qui préfèrent le béton, puis un en herbe pour ceux qui préfèrent l'herbe et contourner ce qu'il n'y a pas a contourner.

Le dernier angle de vue exploitable depuis ma chambre. Parce que le troisième angle est toujours le plus significatif, comme disait Pythagore.


En fin de semaine je devrais pouvoir vous balancer le ski de fond et les élans. Patience. :)

jeudi 3 décembre 2009

Les vègues


Dimanche soir je suis rentrée de notre pèlerinage de l'autre côté de la grande barrière de vide. (=>voir la zone vert foncé cataloguée "grenier des Etats-Unis" sur toute carte géographique lycéenne digne de ce nom).
Sur la côte Ouest, donc. Mais si vous savez, je vous avais dit.

Je vais commencer par Las Vegas, puisque dois-je le rappeler je suis littéralement dévorée par une obsession inexplicable pour l'ordre chronologique.

Samedi dernier-dernier nous avons donc, 9 que nous étions (si tant est que l'on puisse considérer une personne atteinte de la grippe A comme une personne à part entière) , pris le train de 7h du matin, après avoir traîné nos valises avec peine sur le bitume aride de cette aurore glaciale. (?)


Je ne résiste pas à l'envie de vous donner ce léger aperçu du train en question et de notre compatriote masqué, et puis tant qu'à faire de la tête de la fille de derrière, qui cependant n'a peut-être rien à voir avec son voisin de devant mais ça reste drôle. Ah oui et si je précise qu'il est mexicain, ça devient comblesque?


Suite à cela nous avons fait une étape d'une cinquaine d'heures à Chicago, où globalement nous sommes retournés voir le Bean parce qu'on l'aime bien trop, et puis nous avons mangé de la pizza épaisse.


Les copains, la maison, et une frange anonyme à manteau en tweed.


Avioooooooooooooooooooooooon. (chaque o correspondant à la profonde conviction que 60 minutes se sont écoulées) (chaque o correspondant également aux 430 kg d'américaine qui partagaient ma banquette. Voir mon siège, pour la deuxième. Disons qu'elles étaient deux, et que boire, dormir, et manger des crackers au cheddar sur 1/17ème de siège m'a amenée à comprendre pourquoi parfois il y a des gens à qui l'on propose de réserver deux sièges. Tout cela sans entrer, évidemment, dans les détails sordides du bouclage de ceinture pour chacune d'entre nous.)

C'est alors que nous arrivons à Vegas. C'est une catastrophe parce qu'il est déjà 21h30 on a pas du tout la soirée devant nous ah mais non si en fait ça va on a deux heures de moins ici. Bon . Il est 19h30, on choisit rapidement l'option "faites vous peur à observer vos baguages qui ne sont nulle part sur le tapis roulant", puis nous nous laissons touristement séduire par un chauffeur de limousine qui nous propose pour un prix , une fois divisé en neuf, raisonnable, de nous conduire à notre hôtel. C'était fabuleux: nous étions globalement pré-hystérisés par le principe d'être a Las Vegas dans une limousine, mais alors lorsque le chauffeur a enfin daigné lancer la musique et que les grands casinos et autres batîments non identifiés mais fantastiquement lumineux ont commencé à défiler devant nous, nous étions résolument intenables.




Ouais ouais avise un peu la limo camarade.
Et puis comme on a pas l'air d'un perroquet géant et béat hors de son milieu naturel ça va.



On arrive à l'hôtel. Le chauffeur nous dit que c'est bien le Circus Circus, mais on est pas sûrs sûrs. Cet hôtel, modèle de modestie et havre de simplicité, n'abrite en son sein qu'un casino, une galerie marchande et un parc d'attraction. Et un Mac donald aussi, parce que chaque casino se devait visiblement d'avoir son Mac donald.

Toujours est-il que c'était LE bon plan: des chambres plutôt spacieuses partagées à 4, avec de vrais grands lits mous et la télé et une vraie salle de bain, pour 11 dollars la nuit, sur le Vegas Boulevard ou "Strip", l'avenue principale de la ville où s'alignent tous les grands casinos et autres empilements de dollars et d'ampoules.

L'heure était déjà bien avancée lorsque nous nous sommes retrouvés après installations respectives dans les chambres, et la soirée fût donc essentiellement un Las Vegas bus tour sans le bus.



Ma nouvelle idole. La fontaine du Bellagio. Toute la journée et jusqu'à onze heures le soir, sont lancées toutes les 15 minutes différentes musiques sur le rythme desquelles dansent ces plus au moins gigantesques jets. Je ne sais même pas exactement pourquoi mais c'est vraiment ..et bien, beau en fait. je pense que nous y avons assisté une dizaine de fois. Celle que je désignerais comme "vraiment la vie" c'était sur Con te partiro de nuit, ça donne tout simplement envie de brûler un dromadaire, de retrouver son crayon plume, de passer la quatrième, ou toute autre sommet de satisfaction de ce type. ou alors tout simplement de se jeter dans la fontaine.


Ah ba oui, ba Pablo l'a fait. Enfin s'est voloncontreusement laissé tomber dedans. Apparemment c'était très froid. Et ça a beaucoup impressionné Superman, qui distribuait des prospectus juste derrière nous, et qui tel un Nelson Monfort de l'instant l'a lourdement interviewé sur ses impressions. En plus c'est interdit. Ces espagnols , en plus de manger du poulpe mariné dans son encre, sont donc des hors-la-loi.


L'humilité trumpienne.

Le Treasure Island, où nous avons assisté en cette première soirée à un spectacle de pirates. C'était l'histoire d'un bateau de semi-gogo danceuses (mais si vous savez, les bateaux de semi-gogo danceuses comme dans l'Odyssée) qui essayait de séduire les occupants d'un bateau de semi-gogo dancers alors elles dansaient et chantaient des choses à mi-chemin entre Shakespeare, Moulin Rouge et Plus belle la vie, mais ça ne faisait pas vraiment d'effet aux pirates qui continuaient de danser et de jouer du tamtam, du coup elles leur on dit "et ba puisque c'est comme ça on va vous bombarder", alors ils se sont mutuellement bombardés et les sirènes on gagné. La morale de l'histoire, c'est que quand le pirate joue du djembe, la sirène crie victoire. Bon le clou du spectacle, et la raison pour laquelle il attire des gens, c'est le moment où le bateau pirate sombre pour de vrai dans les profondeurs, au milieu de quelques feux d'artifices matérialisant le coup de grâce porté par le canon des sirènes. C'est vrai que c'est assez chouette. Bon j'étais un peu décue que le bateau ressurgisse 53 secondes après dans un parfait état, m'enfin bon. J'ai de suite arrêté de croire à la petite souris. Nous on était sur un pont au milieu des deux bateaux et c'était bien. C'était "cheesy".


Pour montrer qu'il y avait des palmiers et du soleil aussi, et que du coup on a pu laisser tomber nos doudounes et oublier le maïs.

Pablo et moi devant le fameux "Ceasar Palace", je n'ai pas de meilleure photo de l'ensemble de la chose pour l'instant, j'aurais aimé parce que c'est véritablement immense et très Césarisant. en tout cas on était content de prendre une photo avec ce lieu chargé d'histoire. Vois pas à quoi ça sert d'aller à Rome.


Je vous remets un léger Bellagio, j'y peux rien c'est mieux avec les feux rouges et le monsieur en orange au premier plan.


Le soir nous avons dormi dans nos lits mous , devant la seule chaîne de télé trouvée qui ne proposait pas de voir des dames toutes nues .

Le lendemain, nous avons été faire du shopping dans l'un des impressionnants malls de la ville, où j'ai acheté des Nike d'Américaine blanches et rouges à pépites rouges que vous avez peut-être vues ou verrez sur les photos mais on n'y voit malheureusement pas le côté glace à l'italienne luisante qui m'a immédiatement tapé dans l'oeil. aïe. J'ai aussi acheté des écharpes parce que j'aime les écharpes, et une veste qui ne me servira pas ici pour l'instant parce qu'il fait froid.

A propos de dames toutes nues , le soir même nous avions réservé pour un spectacle de strip-tease masculin, parce qu'on était a Vegas et que ça avait l'air d'être un sacré truc à en croire les 124 panneaux, alors il fallait tout de même qu'on expérimente. Et on voulait , par dessus tout, voir la tête de nos deux Japonaises. Ca s'appelait "Thunder from down under". Chouette. Il n'y avait que des filles dans le bar, étonnamment. Et donc globalement des types très musclés et chevelus dansaient en peignoir puis en slip pendant une heure et demie, entrecoupée de quelques rondes dans la salle, pendant lesquelles les agents de sécurité étaient littéralement submergés, essayant d'empêcher la moitié des spectatrices d'assaillir les danseurs. Il était "strictement interdit de toucher les danseurs". Reste que tout ça était plutôt marrant à voir.

Nous avons fait différent tours dans les casinos, où mes amis underage et moi nous contentions évidemment de "visiter" , parce qu'à Las Vegas on rigole avec tout sauf avec l'âge légal. Ainsi chaque fois que nous avons essayé d'approcher une table où les autres jouaient, nous étions attaqués dans la seconde par un monsieur de la sécurité qui demandait des pièces d'identité, alors on disait que non ça n'était pas la peine et on s'en allait. On a le droit d'être dans les casinos, mais il faut rester sur le chemin de moquette présumée verte qui fait le tour des aires de jeux. Ce qui donne lieu à des situations relativement absurdes parfois, puisqu'il m'est arrivé d'être à peine 20 centimètres hors de la moquette en question et de me voir demander ma carte. Alors je disais ba non j'ai pas 21 ans. "Bien, dans ce cas reculez d'un pas". Bien Sir. Alors je faisais un pas en arrière vers la légalité.
Cependant j'ai réussi à jouer aux machines à sous, un petit peu, parce que là où les tables de jeux de cartes et de roulette sont réparties sur une aire assez restreinte et blindée de chasseurs de mineurs, les machines à sous (slots machines, posez pas de questions ça vous servira), elles, s'étalent par centaines sur l'intégralité de la surface des casinos et sont donc nettement moins strictement contrôlées. C'est intéressant une machine à sous: on introduit un dollar, on ne comprend pas ce qu'il faut faire mais il y a plein de boutons qui clignotent alternativement alors on appuie sur l'un d'entre eux, rien ne se passe, alors on appuie sur un deuxième, on tire la manette et là les grappes de raisin et dés à coudre qui se trouvent devant nous se mettent à défiler. A priori, on ne parvient pas à en aligner trois et encore moins cinq, alors on perd assez vite. On réessaye un ou deux dollars parce que c'est vraiment très cool de tirer la manette. (bien que la grand mère du petit Chaperon rouge ne soit certainement pas contente parce que ce n'est pas ce qu'elle avait demandé)

Le lendemain, nous avons encore découvert de nouvelles choses.

Nous avons notamment été à Paris.



Je ne vous présente pas. :)

L'intérieur du casino Paris, qui se voulait en fait un extérieur parisien. C'était assez plaisant. Les pieds de la tour Eiffel traversent le plafond et atterrissent donc à l'intérieur du casino. Tout est écrit en français, et c'est adorable parce qu'ils mettent tout le temps les articles. Un panneau "réception" devient "La réception". On trouve ainsi "Le boulevard " "les toilettes" "le cabaret" "le restaurant" "la fromagerie". Le boulevard est une reproduction de rue "typique" parisienne, où se succèdent le Nôtre, un resto provençal, une fromagerie, une crêperie, des boutiques de foie gras et de vin. La rue est pavée (en caoutchouc, mais ça rend de loin) et les cabarets champignonnent.


Il y avait ce café très très impérial et vieille époque qui s'appelait Napoléon, alors comme c'est l'un de mes surnoms ici je n'ai pu échapper à cette photo (bon ok en fait j'en ai presque fait la suggestion)

Et ça c'est parce que mes frères ont toujours triché au Monopoly pour ne pas que je l'obtienne, me laissant ruminer mes 3 maisons de la rue Lecourbe.

Un autre truc que l'on pouvait faire à Paris, c'est boire un cocktail dans une Tour Eiffel, et ça m'a paru d'une importance capitale:


Me voici donc sirotant la Tour Eiffel au nez et à la barbe de l'Arc de Triomphe, qui ne la ramenait pas je vais vous dire.

Le soir nous avons été voir The Lion King, la comédie musicale de 2h30 qui reprend , vous l'aurez compris, le Roi Lion. C'était royal. C'était vraiment le Roi Lion. Les costumes étaient complètement loufoques, incluant des actrices déguisées en troupeau d'antilopes ou en girafe, ce qui est assez admirable . Non vraiment , un de ces troupeaux d'antilopes. Et puis ça nous a permis de partager nos versions respectives des chants du dessin animé, ce qui nous a plutôt bien fait rire, surtout quand ce fût au tour des germaniques, qui ont néanmoins beaucoup protesté en affirmant que si, c'était crédible hakunah matata en allemand. Il y avait aussi un de ces monde aux toilettes à la pause, oh quelle plaie, c'est pas vrai ça.

J'ai un peu de mal à essayer de ne pas oublier d'éléments majeurs du séjour mais je crois que ça va, on peut attaquer le dernier jour.

On a été à Venise, cette fois.


Nous étions partis pour un tour en gondole, jusqu'au moment où la dame nous a annoncé que c'était 16 dollars pour 13 minutes . Nous demandâmes dans un premier temps si elle n'avait rien de plus précis, parce que ça commence à bien faire les chiffres ronds. Elle nous répondit que non. Nous utilisâmes donc le plus poli des "bon ba garde tes tarifs pour têtes d'oeuf, tête d'oeuf" = "ok, on va réfléchir un peu d'abord."

Nous nous sommes donc contentés d'apprécier la vue des gondoles et le chant de leur gondolier. (avec lequel Madame Pervenche a assommé le Docteur Olive dans le petit salon)

Après des tours de galeries marchandes, 7 bellagio fountain supplémentaires,


des démons,
du coca, des achats de dés et de jetons pour montrer qu'on est bien venus, et des chauffeurs de taxis plus latinos qu'aimables, le dernier soir est vite arrivé.


Nous nous sommes rendus sur Fremont Street, dont le plafond incurvé et lumineux s'étend sur toute la longueur, et se met en marche toutes les 1/2 heures pour nous offrir un spectacle de (j'espère que vous aimez l'inédit) jeunes femmes en bikini rouge dans une tempête de neige, puis en bikini blanc dans une avalanche de flammes, ou bien l'inverse je ne sais plus exactement. Le principe est heureusement assez fascinant pour prendre le pas sur la pauvreté du contenu. J'ai donc adoré cette rue, qui même hors temps de show plafonnesque est assez densément illuminée , et j'aime décidément beaucoup quand il y a plein de lumières partout de toutes les couleurs. ("doux jésus je ne te parle pas de la facture d'électricité")


Et nous avons involontairement gardé ce qui pourrait bien être le plus cliché pour la fin: la photo sous le "Las Vegas sign". Nous y avons été de nuit, et personne ne s'y trouvait, ce qui ne m'a pas paru exceptionnellement étonnant dans un premier temps, mais que j'ai très vite considéré comme une chance quand Vivian m'a appris que cet été lorsqu'elle y était, des cars et des cars étaient garés aux alentours et des masses interminables attendaient patiemment deux heures avant de pouvoir prendre leur photo. J'ai encore aimé, évidemment. Le Vegas Boulevard court derrière le panneau et du coup je m'émerveille.

Vivian et moi-même sous le Las Vegas sign.
(non je plaisante, il y a Mélanie au milieu. )

Ah oui et l'autre chose étonnante à Las Vegas c'est qu'il y est possible de boire de l'alcool dans la rue, ce qui est tout de même tout sauf commun aux Etat-Unis, et de fumer dans les casinos, ce qui nous permet de retrouver la douce atmosphère nicotinée que l'on ne connait plus dans nos lieux publics depuis deux ans.
Le Nevada est également le seul état ou la prostitution est légale, et les rues sont donc littéralement bordées d'individus qui claquent et distribuent de petites cartes/prospectus cartonnés imprimés de publicités suggestives.

Quelques unes des célébrités que je n'ai pas vu : Harrison Ford, Dominique de Villepin, Ricky Martin, Nikos Aliagas, Eddy Murphy et Smaïn.
En revanche, Cher et Amanda Lear étaient à peu près partout. Heureusement.

Je concluerai donc par ce prodigieux jeu de mots qu'était l'enseigne d'une succursale du casino du Circus Circus . We had slots of fun.


vendredi 20 novembre 2009

Carthaginoise


Ah bon ba ça y'est.

C'est les vacances! yes yes yes. Après..pfiou, quelque chose comme trois mois de cours, tiens. c'est tout simplement scandaleux en fait, je viens de m'en rendre compte. Je ne comprends pas tous ces gens qui acceptent de ne pas être français. Et de vivre par conséquent ces tonnes de jours consécutifs sans vacances. Encore on aurait que deux/trois heures de cours par jours, mais là bon. On est facile à quelque chose comme, ah oui, ça .
(voilà donc pour la section mon cerveau veut pas.)

Alors le programme: c'est ouf.

Demain, à 7h du matin, nous embarquons dans le train bruyant et glacé (ah oui non il paraît que maintenant que c'est l'inverse c'est l'hiver, (ou dans l'autre sens, je sais plus) on désert de gobi dans les voitures) qui nous emmènera a Chicago, d'où nous prendrons l'avion à 17h pour Las Vegas, Nevada. Entre temps? A en croire les masculinités du groupe, on s'occupera essentiellement de s'enfiler des deep dish, vous savez les fameuses pizza-qu'on-peut-pas-trouver-plus-épaisse-dans-l'univers de Chicago. Bon, ba pourquoi pas. Nous arrivons ensuite à Vegas dans la soirée. A partir de la on va certainement passer à peu près 48h à s'eumeillzé sur ça et ça et oh regarde, ça, mais bon je vous raconterai après. :)

Lundi, Pablo et moi-même avons réservé une voiture pour aller voir le Grand Canyon, ou nous passerons la journée, après 4 heures de routes faites de CD de sales chansons américaines qu'on commence à aimer et que je vais donc me charger de graver. La honte. je sais. mais promis on se reprendra en main, après, en rentrant en Europe.

Ensuite et bien nous passons le mardi a Las Vegas, pour vérifier que c'est bien lumineux et festif. Mercredi, Vivian et moi-même embarquons pour Sacramento, où la famille la plus adorable de la terre qui avait accueilli boubou (ah pardon, il fallait que j'utilise le vrai prénom de livret de famille de mon petit frère?) il y a deux ans. Ils nous ont prévu un programme complètement, et bien, prévu, en fait. Et dingue. Regardez plutôt, parce que oui, Debi, notre hôte, est si fascinemment (je comprends pas que ça n'existe pas, ça m'énerve, alors je fais comme tous ces anglo-saxeux avec leurs "ely" et je crée des adverbes) concernée par et engagée dans cette histoire qu'elle a monté un mini site web pour l'évènement, où sont détaillés notre programme d'activités, le menu de Thanksgiving (qui par ailleurs ferait revenir de mission plus d'un astronaute lyophilisé ), la liste des invités, tout ça. Bref , voyez donc: http://sites.google.com/site/thanksgiving2009davis/home/site-seeing

Nous allons donc visitouiller Sacramento et les environs, puis nous rendrons à San Francisco pour le dernier jour, samedi. Dimanche, à 6h, je prend l'avion pour revenir à Macomb, parce que y'en aura marre des grandes villes .


Ne mangez pas trop d'escargots pendant que j'ai le dos tourné.

bises :)



Carthaginoise c'est l'une des ahurissantes insoliteries que la correction automatique me proposait pour "thanksgiving". Habituez-y vous (étonnant) , je ferai ça, parfois. Parce que c'est beaucoup trop génial. Eh et puis on aurait qu'à amener un peu de ludique, on aurait qu'à instaurer un jeu dont l'unique et [contraire d'ennuyeuse] règle serait pour vous de retrouver le mot d'origine pour que mes récits fassent sens, comme on dit ici. Allez arrêtez, ce serait carrément marrant.

mercredi 18 novembre 2009

Lancer de nounours



Mon titre est même pas une blague. C'est une activité reconnue et je me suis inscrite dans une équipe.

Je racontais plus rien j'en suis consciente mais là l'anecdote en vaut clairement la mimolette.

C'est au beau milieu d'une soirée sombre, pluvieuse, et oisive (tropical) comme seuls l'Illinois>>Macomb peuvent en offrir, que le miracle eut lieu. Trève d'introduction. Mélanie et moi nous rendions donc , après un meeting revigorant (que je pourrais raconter là tout suite dans une digression bienvenue qui reporterait d'autant plus le CLOU du récit). Tiens c'est ce que je vais faire en fait. Il y avait donc eu, en fin d'après midi, ce meeting pour lequel Leo, notre coordonatrice ISEP adorable, germanisante et allumée, nous avait sollicités, afin que nous venions expliquer notre pays à des étudiants d'ici qui s'y rendent le semestre prochain. Comme on est sympas et que, comme d'hab, il y aurait surement des chips et de la limonade, nous nous sommes grâcieusement portés volontaires. Après avoir assisté à la fin de leur mise en condition de pré-départ, qui consistait en quelques rappels enthousiasmants concernant le visa, le harcèlement à caractère racial, le choc culturel et le terrorisme, nous dûmes donc nous confronter à nos équivalents américains. Evidemment un seul partait pour la France, et il était peu bavard. Il "euuuh ne savait pas trop vraiment quoi me demander" et "eeeuuuh allait a l'université Pul Cezaine, de Ax em Pwovènce" et est-ce qu'il y avait moyen de jouer au foot là-bas? bon. oui. Alors après j'ai essayé de faire la conversation, en lui racontant ce qui me traversait l'esprit à propos de la France. Alors je lui ai appris qu'on faisait la bise, que les gens du Sud avaient un accent, que nous n'avions globalement emprunté aux américains que Mac Do et Subway et que pour le reste il devrait prendre sa carte à la Mie Câline, et que Paris c'était bien. Ah il était drôlement content le monsieur. Bon non il s'en fichait en fait. Alors j'ai repris de la limonade, des tomates cerises, et la carte 1 pizza achetée- une pizza offerte qu'on nous a cédée en remerciement, puis j'ai quitté l'endroit.

C'est alors que je retrouvai Mélanie pour aller manger. On approche. Donc nous nous dirigeons vers la cafétéria, où je commande un indian fried bread avec de la viande et des végétabilités. Je passe à la caisse, et la une une jeune membre du staff violet me héle (?), des ours en peluche à la main: "try gobbler bear toss, you have to get 2 of them in the basket there and then you have candies in it (pointant du doigt d'étranges ballons de football américain en plastique disposés sur la table)". Bon ba je suis amoureuse. Alors je fais part de ma volonté de lancer des nounours à Mélanie, qui adhère directement, nous nous empressons de consommer notre bien alimentaire avant que la cafèt ne ferme et fonçons au stand des ours. On avait le droit à 6 ours.

Comme ça, les gobbler bears:


On se plaçait derrière une ligne au sol, et une longue table nous séparait ensuite d'un panier à linge surélevé en hauteur dans les airs. (oui vous l'aurez compris , il était vraiment vraiment au dessus du niveau de la mer) Et bien ça n'était vraiment pas d'une facilité à défriser un caniche, comme j'avais pourtant pu le croire. Sachez donc, dans l'hypothèse où vous y seriez un jour confrontés, que le teddy bear dévisse vers la droite. Après quelques essais non concluants qui m'ont permis de remarquer cette tendance, j'ai décidé d'y adapter la direction de mon tir, en déviant un peu mon lancer d'origine vers la gauche afin qu'il revienne à point. (puisque rien ne lui servait de courir). Bref. J'en ai mis un! Le dernier. Heureusement, comme j'avais participé et que j'en avais mis un, la dame m'a autorisé à prendre une récompense quand même.

J'ai donc gagné ÇA:


Ma récompense, telle qu'elle m'a été remise.

Ma récompense, au milieu du montage.

Ma récompense , fabriquée.

Le fameux distributeur de M&Ms. J'étais si ravie et enjouée, après. Et puis rassurez-vous, comme je n'ai pas cette fâcheuse et ridicule tendance à baptiser les choses inutiles de la vie, je ne l'ai pas appelé Tom. Bref laa vie était belle, comme le film mais en moins triste. Jusqu'à ce que je recommence à réviser ma sociologie du moins.

Quoique non, puisque même mon livre de sociologie m'a fait les meilleures blagues du monde. (Comment ça? elle se fout de nous? des blagues? ils en foutent vraiment pas une ces américains ou quoi?) Non mais c'est parce que mon livre pointait le caractère variable de ce que l'on définit comme la déviance, et prenait l'exemple des lois propres à certains états ou villes des Etat-Unis. Par exemple, à Juneau, en Alaska, on ne peut pas entrer chez le barbier avec son flamant rose. A Normal, Illinois, il est interdit de faire des grimaces aux chiens , tout comme il est interdit, à Zion, de leur faire fumer le cigare. Par contre, on peut tirer la langue à un hamster qui finit notre pétard, visiblement. Comme quoi, il y a toujours un "bright side", des lois qui au premier abord paraissent démesurément répressives laissent, en contrepartie, une entière liberté d'agir dans les situations de la vie privée qu'elles ne visent pas. (Thierry, 47 ans, buraliste, titille régulièrement le conseil municipal de sa commune sur l'applicabilité des réglementations en vigueur) A Rockville, Maryland, on n'a pas le droit de jurer au volant sur la quatre-voies. J'imagine que du coup, on peut dire "ta m*** en short" au motard sans scrupules qui nous double au carrefour de l'épicerie et du supermarché du centre ville.
etc etc etc.

Il y en a approximativement cent treize mille deux cent quatre (j'ai oublié où on met les tirets alors je m'abstiens) : http://www.dumblaws.com/

J'ai bien ri, en tout cas. La France est également mentionnée, mais bon en toute objectivité il faut admettre qu'on a été nettement moins prolifiques en matière de dumb laws. Bon, ok, on ne peut pas appeler notre cochon Napoléon. C'est handicapant, mais on peut toujours s'en sortir avec Bonaparte, qui n'est pas si mal non plus.

Quand je serai grande, je veux être une dumb députée. Allez, dis oui, dis oui.


dimanche 1 novembre 2009

Trouille


Bon il faut que je raconte ce que c'est qu'Halloween (c'est étonnant ce qui se passe, la correction automatique me souligne Halloween en rouge et me propose aimablement "phallocentrique" à la place. bon moi je veux bien, mais ça va être beaucoup moins facile à comprendre après) chez les gens qui le fêtent vraiment. Ici halloween ce n'est pas cette fête irrespectueuse du 31 Octobre pour laquelle Benjamin et Caro se sont déguisés en squelette pour demander des bonbons aux voisins du dessus l'année dernière, mais si tu sais bien, au mépris de tout le recueillement pourtant dû aux défunts. Non ici halloween ça s'étend sur presque une semaine, et les gens sont globalement très très contents et très préocuppés par leur programme, leur costume, etc. (c'est si pratique, etc, quand on sait qu'en l'occurence il n'y a rien de plus qui les préoccupait, mais bon la phrase aurait été achevée de manière beaucoup trop subite) . DONC. Depuis jeudi soir nous avons fait plein de choses différentes, toutes liées de près ou de loin à l'idée de citrouille.

Jeudi soir, nous nous sommes rendus, quelques copains du monde et moi-même, dans l'un des batîments du campus au 19ème étage duquel avait été mis en place un "haunted floor". Ca avait quelque chose de fondamentalement flippant dans la mesure où même en temps normal, cet étage est entièrement abandonné, personne ne s'y rend vraiment. C'est un peu comme "celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom" mais pour un étage, en fait. Le principe était donc celui d'un train fantôme sans train. C'est pourquoi je suis partie avec l'idée que toute cette petite mise en scène ferait surement preuve d'un amateurisme suffisamment profond pour ne pas trop nous provoquer de cardiaqueries. Erreur.
La "visite" se faisait groupe par groupe, accompagné d'un étudiant guide/éclaireur/lampe torche. Nous avons donc commencé par faire face à l'habituelle conversation where are you from /we're from everywhere/oooh that's awesome I have a friend in Clermon-Ferrand avant de nous engager dans l'ascenseur avec un monsieur déguisé en tueur de Scream. Il était mignon. Il ne disait rien et essayait simplement de faire peur, jusqu'à cet instant où il décida d'envoyer avec violence son poing dans la paroi de l'ascenseur. Là ça faisait peur. Ensuite on a démarré la visite. Il s'agissait en fait d'une succession de scènes relativement glauques et morbides tout le long de l'étage, et c'était vraiment plutôt bien réalisé. Mais bon, il reste toujours cette conscience que les "méchants" ne sont autres que nos camarades de classe potentiels, ce qui fait vite retomber les angoisses. Ca donne ça: on traverse une longue salle bordée des deux cotés par des tables parsemées de morceaux de viandes et éclairées par un néon blafard (je me suis d'ailleurs toujours demandé si on utilisait vraiment cet adjectif avec d'autres noms que néon, mais ce n'est qu'une préoccupation personnelle) et clignotant à intervalles irréguliers. Il y a une dame en blouse toute pleine de sang en face de nous, qui essaye de nous faire peur. Bon. Je fais la maligne, de type on s'en fout on t'avait déjà vue avant, même pas peur. Et c'est là que d'autres gens en blouses sanglantes s'extirpent en rampant de sous les tables qui nous entourent, et m'agrippent le pied. Là, je crie. Et c'était tout le temps comme ça. C'est pas profondément effrayant, mais on a cette fâcheuse tendance à hurler un bon nombre de fois lorsque tous ces gens jaillissent là où on ne les attendait vraiment pas. Ce joyau de réalisme durait approximativement 20 minutes, suite auxquelles nous subîmes dans l'ascenseur un quasi-savon de la part de notre accompagnatrice, dont l'ongle de pied avait été partiellement détruit par le bond violent et non calculé de l'un ou l'autre d'entre nous. C'est pas de notre faute, on avait peur, on est foreign et on comprends pas. :)


Ce même soir d'ailleurs, histoire de raconter les histoires dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, les cafétérias du campus étaient joyeusement décorées, et les "dame de cantine" déguisées. c'était presque féérique. (cantona)


Vivian a beau faire pipi pour essayer de récupérer l'attention des japonaises, rien à faire. Alors Pablo et micro-Mélanie essayent de sauver la photo en affichant leur sourire le plus pur.

Une très bonne photo sur laquelle on aperçoit cependant le mini cimetière , les pendouilleries au plafond, l'obscurité et accessoirement le rayon soup and salads.

Et ce même soir était également organisée une grande chasse aux bonbons, un grand "Trick or treat" dans les residence halls du campus, ce qui nous a permis d'assister à un défilé de jeunes êtres humains en costume, accompagnés de leur parents, dans les couloirs des bâtiments, toquant à chaque porte pour récolter quelques friandises au beurre de cacahuète, ou parfois également des friandises au beurre de cacahuète. Nous leur avons donné d'étonnants bonbons japonais moyennement appétissants, ils ont dû en être comblés. En tout cas c'était vraiment trop mignon.


J'ai pensé que vous seriez contents de voir un bonbon japonais. Bon d'accord ça a pas l'air si peu appétissant, et ça a même l'air rose et doux, mais promis c'était pas très bon.

Le lendemain, la première chose américaine à laquelle j'ai assisté/participé eut lieu en cours de socio. La prof nous avait annoncé que quiconque se pointerait en classe avec un quelconque déguisement ce vendredi se verrait récompenser de 3 point bonus . Ce qui en soit n'est pas énorme, sur un total de quelque chose comme 400 points pour le semestre, mais le principe reste fascinant. J'ai eu un petit faible pour la tentative de la prof de restreindre les éventuelles excentricités de la part d'éventuels excentriques ou, tout simplement , d'étudiantes américaines. (nous y viendront plus tard) Elle a donc gentiment glissé qu'il lui serait agréable que les filles ne choisissent pas de costumes trop "slutty" , et que les garçons évitent de faire des choses comme se déguiser en Michael Jackson et installer un bébé en plastique dans leur entrejambe, note de bon-goût dont l'avait gratifiée un élève l'an dernier. Bon. Résultat? 4 étudiants déguisés, dont deux douteux, le déguisement en question consistant en un tout petit accessoire pas si extraordinaire. Mais peu importe. Moi j'ai boudé l'initiative parce que, blindée de convictions justes et honnêtes, j'ai décidé que c'était ridicule et que le principe même me révoltait. Visiblement nous étions beaucoup dans ce cas. Bien que certain(e)s aient expliqué qu'ils ne participaient pas à l'opération surtout pour ne pas "dévoiler leur costume avant samedi soir". Vous voyez c'est pas si facile, Halloween. La prof, quant à elle, portait un gigantesque chapeau de sorcière pendant l'intégralité du cours. Elle a aussi fait monter les déguisés sur l'estrade et les a pris en photo. c'é-tait folklo folklo folklo.


Ensuite, comme on ne s'arrête jamais-oulalala-non-quel-programme-dis-donc, nous avons rejoint, munis de nos citrouilles respectives (il est envisageable que je me lasse d'adorer ce mot un jour? enfin pas respectives hein. citrouille. personne ne peut aimer respectives. enfin on est pas obligé de détester non plus, c'est pas si antipathique. non voilà , ça n'inspire pas grand sentiment. C'est un mot, quoi), la maison de la famille américaine de Vivian, qui nous avait encore adorablement invités à disaïner des citrouilles et manger de la citrouille et dire citrouille tout le temps. Nous avons donc regardé Vivian et Tammie, notre hôtesse, fabriquer la soupe à la citrouille, pendant que Tammie m'expliquait qu'elle n'avait pas eu le temps de faire du "crusty" bread, et qu'elle avait donc fait du corn bread et qu'elle était désolée parce que j'étais française et qu'elle espérait que j'allais aimer le corn bread mais sûrement pas parce que j'étais française et tout et tout. Non décidément, je l'angoisse. Alors je lui ai évidemment dit que c'était très très bien comme ça et que je n'exigeais pas que le monde me donne du pain et des bérets ici, mais que c'était plutôt à moi de découvrir les délices que l'Amérique avait à nous offrir. Je me suis trouvée convaincante. Bon. Nous avons également joué a Guitar Hero en mangeant du guacamole maison, mais ça c'est accessoire. (c'est accessoire?) Nous nous sommes ensuite emparés des outils du kit "carve your pumpkins" acheté à 5 dollars au Walmart afin de nous attaquer à nos citrouilles. Il y avait aussi un carnet de pochoirs nous fournissant des idées/modèles d'expression à donner a nos citrouilles. Bien. Mes abonnements à Astrapi ne m'ayant pas été d'une aide suffisante en matière d'acquisition de compétences manuelles, ou même de goût pour les travaux manuels, je préférais créer ma propre tête et finir dans pas trop longtemps. C'était très drôle, mon moment favori étant celui où l'on vide la citrouille à l'aide de nos mains pour tout splatcher dans un saladier au milieu de la table. Ca c'est un travail manuel intéressant.


L'usine à citrouilles.


Eh je mens pas il y'avait même une contremaître pour nous hurler dessus.

La soupe de citrouille et le corn bread. Le pire c'est que c'était bon.


Nous après minuit.


Suite à quoi nos nouveau parents américains devaient nous emmener au corn maze de Macomb, un labyrinthe taillé dans un champ de maïs, ouvert et, supposément, hanté, à l'occasion d'Halloween ce soir là. J'avais la trouille. Hélas, l'océan pacifique étant goutte à goutte tombé du ciel la veille, nous nous sommes heurtés à un portail fermé. Je ne sais pas encore trop si j'étais rassurée ou triste.
Oh , et on a aussi encore donné plein de bonbons à plein de petits squelettes, lapins, et Oreo qui sont venus toquer à la porte de Chris et Tammie tout au long de la soirée et sont par conséquent tombés sur des étudiants gagas avec des accents bizarres.

Ce même soir je réglai également avec Pablo les derniers détails de notre costume d'Halloween. Nous allions être 4 patients échappés d'asile psychiatrique. Nous avions donc acheté 4 t-shirt blancs 1000XL , restait à en faire des camisoles de force. Ce qui impliquait que Pablo couse (oui, notre groupe est comme un micro-laboratoire d'expérimentation de l'inversion des rôles traditionnels de l'homme et de la femme) des boutons dans le dos de chaque t-shirt, puis perce des trous dans chaque manche, pendant que j'écrivais sur la partie poitrinale de chacun des t-shirt notre numéro de patient, qui serait en l'occurrence notre numéro de téléphone, parce que c'est plus drôle.

Le grand soir arriva. Sur le chemin qui nous séparait de la maison où nous passions la soirée, nous avons partagé un bus avec un prisonnier, batman, 3 policiers, 2 monstres étranges, un superman, 2 clowns, un troll, 3 joueurs de base-ball , une slutty-shérif, une slutty-abeille, une slutty-prisonnière, une slutty-soldat, des slutty-hôtesses, des slutty-serveuses, des slutty-écolières, des slutty-sluts. Énormément de gens nous avaient "mis en garde" de type attention vous verrez les filles ici le principe à halloween est de trouver un thème de costume et de le sluttiser. Et il faut bien admettre, très objectivement, que ça semble être le principe. Répartir quelques centimètres carrés de tissu à sa guise sur l'intégralité du corps, se percher sur un talon michaeljordanien , s'arranger pour que toute forme de sous vêtement soit visible en tout temps, accessoiriser le tout, secouer le tout, et paf, ça fait une américaine d'halloween. C'est fascinant. Bon évidemment encore une fois il y a nombre d'exceptions. Mais une écrasante majorité correspond à la description que je vous donne. Triste contraste avec les ribambelles de 3 years old déguisés en crocodile de la veille. Mais que voulez vous, on a pas de fumée sans casser des oeufs.

Peu importe, la soirée où nous étions était géniale, les gens avaient de chouettes costumes, et la bière avait goût de bière. ouf.



Remarques subsidiaires:

1. Idiot mais vrai: j'ai vu ma première salle d'attente d'hôpital américain. Un pincement, un pincement je vous dis. Notre pauvre pote danois Nick avait un viking dans la joue droite vendredi soir, elle était véritablement enflée , de manière assez inquiétante. Il s'est rendu a l'hôpital samedi, où il l'ont gardé en observation, et nous avons donc essayé de lui rendre visite. C'est en parcourant un couloir de l'hôpital que , observant distraitement les alentours, je sursautai à la vue d'une salle d'attente. Toute la vie d'urgences, Grey's anatomy, Desperate housewives, Sex and the city, Beethoven ou même Maman j'ai raté l'avion ou que sais-je, a défilé devant mes yeux. Pas du tout , j'en fait pas des kilos. La MEME. Tout pareil. C'est pas fou?
2. J'ai vu "Beaujolais nouveau" inscrit sur un panneau a l'entrée d'un restaurant de la grand place Macombaise (oxymore?), et ça m'a enchantée. Simplement parce que je me suis sentie en France l'espace de 2.7 secondes.
3. J'ai fêté samedi soir mon premier steak du trimestre. De ma présence ici. Génial. Nous sommes allés à la Steak house. c'était une bonne idée. Bien que je reste désespérée par ce problème de moutarde, qui est tout sauf dijonnesque dans ce type de restaurant. Mais bon, tant qu'on nous amène 7 verres de coca par repas, on ne peut pas vraiment râler. Par contre ici on ne traîne pas au restaurant. Lorsque l'on arrive aux 3/4 d'achèvement de notre plat, expression de lutte stomacale affichée ou non, la dame vient nous demander si c'était bon et si on veut une boîte. Si oui, elle amène la boîte, et l'addition, et après il faut y aller messieurs dames il faut nous laisser maintenant.

4. Je vous présente Théodore, mon lombric . Je l'ai adopté sur le chemin de mon bâtiment l'autre jour. Leur nombre est plus qu'impressionnant en temps de pluie ici. Une douzaine de vers différents se présentaient à moi à chaque pas, sans exagération. Ils jouent aussi au toboggan aquatique en se laissant emporter par les courants d'eau dans les pentes descendantes du campus, les fripons. C'est cependant pour lui et lui seul que j'ai craqué.



De gauche à droite: un ver de terre, Théodore, un ver de terre.