mardi 2 mars 2010

Crunch




Campagne de prévention locale contre ce fléau qu'est l'obésité

Aime ton prochain comme toi même



Aujourd'hui pour fêter mon 734ème passage dans le hall/couloir, j'ai décidé de me rendre compte que tout de même, on nous fait un peu vivre chez les bisounours . On nous méthode Coué sacrément.





Ici dans l'entrée principale.
J'imagine pas ce que ça donnerait si on avait des brains dans nos shoes et des feet dans notre head.
Ah elle tomberait de haut, leur phrase.


En arrivant à mon étage. Phrase introductive qui débouche sur toutes les enthousiasmantes suggestions suivantes:




Facile.
Bon du coup c'est n'importe quoi, tous les gens du 4ème répondent "super" quand on leur demande comment ils vont. et les trois autres étages ainsi que le personnel de la cafèt tire la tronche. c'est la guerre civile. On s'en sort plus.

ENFIN

Ma préférée.
Pour une fois un truc qui sonne plus idiot en anglais. Offre le déjeuner à un ami, ça sonnerait pas tellement sorti de nulle part en français. Mais là je sais pas on est plus dans du "partage ton casse-croûte" ou "paye ton goûter". Enfin moi ça me fait rire.



J'peux pas on m'a toujours dit de pas aider les gens qui sont en pyjama.

Ah ça oui. Je vous ai jamais dit ça? je suis fan des bus drivers ici. Enfin de plusieurs d'entre eux. Qui ont quelque chose comme 60 ou 70 ans (oui il n'y a plus de juste milieu) et son beaucoup trop adorables.
Bon il y a aussi un connard de barbu qui s'arrête toujours de manière à ce que la porte de derrière donne sur une flaque de neige fondue et boueuse. Dans la soupe, quoi, dirait Luc Alphand.


Puis autour de moi, de l'entrée du couloir à ma chambre:

Là on est dans la vraie citation d'auteur.

(vous remarquerez au passage le travail fourni en matière de variations typographiques: souligné/gras/italique pour souligner la dialectique) ique ique ique.



Bon là on parvient mal à distinguer l'identité de l'auteur mais je crois que c'était Indiana Jones. Oui si je crois bien que c'était ça.
Parce que celle de Sylverster Stallone elle est plus loin, à côté de la chambre 409.


Suite à quoi j'arrive dans ma chambre, chausse mes tongs, saisis mon panier à linge sale et file faire une lessive.


GRANDE VIE

dimanche 28 février 2010

Expérience taureaumatisante



Excellent.

Samedi, avec les copains (ce qui inclut ici Marie et Cécile, leur coloc suédois Mattias, et notre Pablo national) nous avons été à Saint-Louis , dans le (mi-chat) Missouri, voir une compétition de Professional Bull Riding. Des gens qui montent sur de taureau de manière rémunérée, professionnelle, et compétitive, en somme.

Il y a deux choses, donc. Tout d'abord, c'était la première fois que je mettais le pied à Saint-Louis . Ce qui va impliquer un bref reportage photo car Saint-Louis est connu pour son immense arche inutile et fascinant . Encore plus fascinant quand on fait partie de ces gens qui aiment les trucs pharaoniques inutiles. Et qu'on vient pour la première fois, contrairement à ces blasés de Cécile, Marie, et Mattias, qui se la jouaient ouais non l'arche c'est bon on a vu, une grande barre de fer courbée qui embrasse la stratosphère, ça va bien deux minutes. Deuxièmement, et bien le bull riding c'était une des choses les plus miraculeusement redneck (=> "que l'on pourrait traduire par bouseux, ou de manière un peu plus familière cul-terreux, si vous voulez" comme l'aurait si brillamment expliqué mon stéphane bern de prof d'anglais de ces deux dernières années) auxquelles j'ai pu assister depuis que je suis ici. Ca mérite donc également description.

Nous sommes donc partis au petit midi, dans la Buick éléphantesque des amis franco-suédois, au travers des champs de neige, et au rythme effreiné d'un trivial poursuit américain à la facilité déconcertante. Tout le monde sait que la convention du parti démocrate de 1969 a eu lieu a Chicago et que le mot le plus court de la langue anglaise qui contienne à la fois A, B, C, D, E et F c'est feedback. M'enfin . C'était bon enfant. Pour l'ambiance, quoi.

Arrivée à Saint-Louis. On avait repéré l'arche depuis quelques dizaines de minutes mais on avait eu un peu de mal à l'atteindre. Le réseau autoroutier américain je vous le donne en mille, c'est le BOR-del.


La je pose devant l'arche. J'étais contente, pourtant, à l'intérieur. Mon cerveau disait "souris" mais mes zigomatiques ne se sont pas exécutées. Je pense que j'étais inconsciemment sous l'emprise de l'arche elle-même, qui me disait plutôt "mi-souris".

Là c'est Pablo, qui peut jamais faire une photo dans le bon sens.


Une chouette vue de Saint-Louis de l'intérieur.

L'Arche, elle fait 192 mètres. Presque comme la date de la découverte de l'Amérique mais sans le 4, quoi. Ca a un côté effrayant tout de même ce type de signe du destin.
Bref, c'est haut, 192 mètres.
Symboliquement, elle est là pour représenter la porte de l'Ouest. Elle a été construite en 1954. Ne posez pas de question, je ne sais pas par où passaient les gens, avant, du coup.
(j'accepte très très mal qu'arche soit un nom féminin)

Alors, ils vous en bouche pas un coin notre effet d'optique?


Marie, Mattias, et Cécile, qui non contents de s'en foutre de l'Arche, essayaient de ne pas être trop trop réussis sur les photos.

Mais comme je l'aime bien j'en remets une dernière.


Après l'épisode touristique, nous nous dirigeâmes paisiblement vers le stade de hockey, où se déroulait notre compétition de Bull Riding, qui impliquait une toute autre forme de tourisme. Disons que les gens ont remplacé les monuments, pour faire simple. :)

Alors.

1ère chose fascinante : nous nous sommes installés, tout en haut dans nos rangs pour étudiants précaires, au milieu de dizaines de familles de, et bien cowboys, tout simplement. Tout le monde avait son chapeau de cow-boy. Qui s'accompagnait à priori d'une chemise à carreaux, et de bottes santiaguisantes. C'était vraiment fou, et un peu déroutant, parce que tout de même enfin je pensais pas que ça existait encore à ce point, des gens qui mettent des chapeaux de cowboy. Même pour l'occasion. Détail chouette, les enfants ne dérogeaient absolument pas à la règle, et nombreux était les 4-7 ans affublés d'un superbe chapeau à leur taille et de l'archi mignonne chemise à carreaux qui l'accompagnait. Les figures féminines, dans tout ça, tâtonnaient un petit peu plus , et ne savaient clairement pas trop où se placer. On avait quoi on avait de la tendance veste en cuir et harley davidson, du chemisier à carreaux, du jean taille haute que même les taille hautes à côté c'est des tailles basses (comme formulé dans Joyaux de la grammaire française, Nathan, 1998) , des santiags, des vestes en jean à broderies discutables, bref une sorte de gigantesque patchwork des styles vestimentaires les plus effrayemment Jackie Sardou du Midwest.
Ah oui et une densité de vestes/casquettes à motif forestier ou feuilles d'automne jamais encore égalée. Je dirais , de manière assez certaine et sans pour une fois grande exagération, qu'une personne sur deux avait un accessoire forêt.

Pour exemple de notre entourage, voici la vue depuis mon siège:


Le monsieur du premier plan était mon préféré. Il avait TOUT. Un beau chapeau, une bague très volumineuse à l'annulaire droit, des bottes noires avec du fer au bout, le jean, la chemise rayée bleue, et ..le move, le flow, l'attitude, mais ça nous y reviendrons plus tard.

L'arène. Il y avait une voiture, aussi. Pour une impression d'achevé. Non si je vous assure que quand la pub, sur l'écran de droite, c'était Jack Daniels, cette sensation d'achevé était vraiment prégnante.

2ème chose fascinante: les préliminaires. A 18h50, les festivités commencent. Un ou deux cowboys s'échangent des banalités d'accueil sur le grand écran (enfin surement dans la véritable vie aussi mais on voyait pas trop), on ne comprend pas tout mais ils nous souhaitent la bienvenue alors on fait wouhou. Ensuite, et bien la prière. Normal. Donc tout le monde se lève, n'enlève pas son chapeau-non-quand-même-faut-pas-pousser-la-bigoterie, et l'un des présentateurs remercie globalement Dieu d'avoir créé les taureaux et l'Amérique, avant de dire que le pardon c'est bien, et Amen (que tout le stade reprend avec enthousiasme) . Le temps d'un 7ème rappel des sponsors de l'évènement et nous passons à l'hymne national. Tout le monde reste donc debout, et une petite chorale en blanc, installée sur le sable de l'arène, entonne un Star-spangled Banner très accoustique. Le plus classe, c'est que (nous l'appellerons) Rudy, devant moi, est en position de salut militaire tout au long de l'hymne. Dites moi que vous commencez à véritablement comprendre pourquoi il fut mon indiscutable coup de coeur.
Fin des préliminaires: ça. Je ne décris rien, tout y est. Dans cet océan de fumée et de flammes défilent ensuite un à un les bull riders du jour, pendant que l'écran géant nous fait part de leur photo et de leurs titres éventuels. Ah ba oui c'est qu'il y avait quelques champions dans le tas. Le champion du mon 2009, notamment.

PBR comme Brofessional Rull Piding, s'il est besoin de le préciser.


Un tout petit bull rider qui défile devant sa grande grande photo. Les photos sont globalement très mauvaises, nous étions vraiment loin, mon appareil est loin d'être pro et tout cela remuait beaucoup.

Parlons principe et règles quelques instants. Le but pour les messieurs à chapeau était de se maintenir 8 secondes sur le taureau surexcité. Le taureau était entouré d'une corde derrière les jambes avant, corde à laquelle était savamment accroché le bull rider, et d'une corde devant les jambes arrières , destinée à le faire ruer, bucker ou, plus scientifiquement, péter un câble, afin de bucker le rider off. Lorsque le rider a atteint huit secondes, un buzz sonore retentit (oh oui oh oui j'ai dit buzz, sonore, et retentir tout d'un coup et de manière grammaticalement liée) et le rider, s'il est en position de contrôle relatif du taureau, parvient à s'en ejecter en retombant sur ses pieds, ce qui est le scénario le plus souhaitable pour lui. Sinon, il fait tout son possible pour tenir 8 secondes, le buzz rententit, et il se fait misérablement éjecter au sol par le taureau. Dernière hypothèse, le rider tient 3.8 secondes avant de se faire violamment zigouiller par le taureau. Si certains scénarios sont plus souhaitables que d'autres, c'est bien sûr parce que tout cela repose sur un nombre de points, attribués par des juges, comme au patinage artistique. (le seul proche voisin que j'ai pu trouver) Les points vont de 0 à 100. Et les critères sont premièrement les 8 secondes, deuxièmement le contrôle du rider sur le taureau et sa relative coordination avec les mouvement de ce dernier, et enfin le fait qu'aucun des membres supérieur du rider, à l'exception de la main d'accroche, ne touche le taureau pendant ces huit secondes, car c'est disqualificatif. C'est la raison pour laquelle les types qui font du rodéo ont toujours une main dans les airs. Moi qui croyait que c'était pour la classe du geste. Quelle déception.

Quelques photos donc, mais vous comprenez bien qu'avez ces histoires de hauteur, de huit secondes et de gigotement longitudinal (quoi?) ce ne fut pas tâche aisée:


Celle-ci est de loin ma favorite. Je la trouve assez surnaturelle. Le taureau est à l'horizontale, et le type tout cassé par terre.

Les deux camarades qui s'agitent autour sont des Dickies ou bullfighters, les monsieurs de la sécurité qui distraient le taureau une fois le rider à terre, pour ne pas qu'il l'achève. Moi je trouve que c'est empiéter sur les droits des taureaux à ce que justice soit faite relativement à la corrida, m'enfin bon personne n'avait l'air de vouloir militer avec moi.

Troisième chose fascinante: il y a un autre monsieur de la sécurité, LE vrai cowboy de l'histoire, qui s'occupe de ramener le taureau à la maison lorsque ce dernier ne s'exécute pas tout seul et part pour quelques tours de piste. Ce cowboy là a un lasso authentique, et le lance autour du coup du taureau avant de le ramener paisiblement chez lui.





L'homme qui parle sur la video, c'est l'un des prodiges essentiels de cette compétition. C'est le clown, celui qui fait des blagues et des danses et des interview à tendance blagueuse et dansante pendant que les taureaux et leurs monteurs s'installent. Il a pour de vrai un maquillage de clown, ainsi qu'un chapeau de cowboy et un maillot Enterprise Rent-a-car, sponsors de l'évenement. Il imite Michael Jackson de manière assez réussie, parodie Titanic sur les barrières de protection, fait des blagues quand les taureau rechignent trop longtemps à rentrer dans leur enclos , fait mine de fuir le taureau quand celui-ci s'échappe autour du terrain, nous repère les accoutrements de suppoters les plus ridicules de la soirée et nous demande de faire du bruit. Il est parfait, en somme. Voici son petit podium:


Quatrième chose fascinante: dans la famille chasse, pêche, nature et tradition, vous pouvez aussi demander les activités de mi-temps. Ci-dessous, par exemple, trois humains couvre-chefés ont pour but d'attraper/envoyer l'hameçon de leur canne à pêche le plus près possible des gros faux poissons disposés à gauche de la photo. Intérêt 0 - Sortidenulle part 1.


En résumé, c'était 2h de "je ne peux pas être en train d'assister à ça" qui conjugué au "oh la vache je suis en train d'assister à ça" donne une fascination durable.

Quelques rodéos:




Une vidéo un peu longue mais il était toujours difficile d'évaluer le moment de sortie du taureau. et avec 8 secondes, PAS LE DROIT à L'ERREUR. Et puis elle est assez représentative, on y voit tout ce que je viens d'expliquer, excepté le travail du lasso, camouflé par un volumineux chapeau de cowboy. ah le con.



Un exemple de la rapidité avec laquelle un rider peut se faire mignonnement ratiboiser.



BONUS TRACK:





Rudy est devenu complètement fou sur Cotton-eyed Joe. Rien à faire. On ne l'arrêtait plus. La sécurité a du passer à l'action après 12 minutes, pour lui expliquer qu'il fallait arrêter de taper dans les mains parce que maintenant c'était Rihanna.
(vous en déduirez que la bande son était également une prodigieuse composante de ce spectacle hors-normes)


Ensuite nous avons repris la route, en essayant de ne pas trop nous dire qu'on avait adoré le bull riding, parce que quand même , taureau la loose.


John Wayne vous claque une bise.

:)



ps: je conseille joyeusement le blog de Marie (marge de droite) pour des vraies photos réussies parce que tout de même ça vaut pas mal le coup.

mercredi 24 février 2010

On aurait du écouter Johnny


Bon il est temps de s'y remettre là. Vous en fichez vraiment pas une hein. Dès que j'ai le dos tourné bam, c'est la quille, comme on disait chez les gens qui n'ont pas eu l'immense privilège de ne souffrir qu'une JAPD de 6h.

Bon (mince c'est déja le deuxième) , le week end du 12 février, il y a donc quelques temps déjà, mais comprenez bien je suis sub-mer-gée, on a été à Nashville, la capitale du Tennessee, avec Pablo, Juan, un petit nouveau du Mexique, et Sean, son colloc américain qui était le coloc de Sebastian le semestre dernier. Oh làlà ce que le monde peut-être petit.
On avait un week-end de trois jours, parce que le vendredi c'était le jour d'Abraham Lincoln, qui est très gentil . Du coup c'était férié.

Le principe, ce qui rendait cette épopée plus qu'enthousiasmante, c'est que nous partions en voiture. C'était d'une simplicité Miss Francienne. Le vendredi matin, Pablo et Sean prenaient la voiture de Sean pour aller louer une voiture à Galesburg, à une heure d'ici. Oui car Sean avait un problème d'assurance qui l'empechait de prêter sa voiture à la communauté, et puis pour la ville lointaine ba je ne sais plus, mais il y avait une raison. Ensuite Sean et Pablo revenaient à Macomb, pour nous embarquer Juan et moi, et déposer la voiture de Sean. On a donc pris plein d'oreillers et de couettes, attendu Juan une demi-heure parce qu'il est mexicain, et acheté du jus d'orange, avant d'intégrer tout gaiement notre bolide.


Pablo avec les deux clés du séjour: les douilleteries et puis..ba les clés justement.
(je déteste le mot douillet, c'est vraiment hyper énervant. pour ça j'ai toujours considéré David comme quelqu'un de sûrement très patient et détaché. sinon il meurt)
(non mais si, par exemple écrire douillet sur TOUTES ses copies de bac.)
oh, et sur les factures.
les diplômes
les médailles.
oui non, il meurt.


Pablo au volant, Sean qui ne sait par conséquent pas encore si il veut vraiment venir, et la neige encore toute paisible qui trônait sur le pavé à ce moment du week-end. (lourdeur de tournure, d'ou le lecteur déduira aisément qu'il n'en fût pas toujours de même par la suite)

On était parti pour 8h de route. On a même mis un peu moins. Mais le planning était très très serré car Pablo et moi-même allions le soir au concert des Black Eyed Peas, à Nashville. Alors il fallait pas trop se rater, parce que quand même. Ca valait un peu son pesant de moutahuètes.
Mais bon ça je n'ai pas de photos, on était bien trop dans le boogie-boogie groove pour s'occuper de nos Kodaks, laissez-tomber.

Ah oui et sur la route, on a fait des pauses dans des aires urbaines. Oh, Illinois :



Comme nous ne sommes jamais totalement rassasiés en matière de stations services, nous fûmes ravis d'arriver à l'hôtel et de jeter un coup d'oeil par la fenêtre de notre chambre:




Le lendemain était dédié à tout ce qu'il peut y avoir à voir a Nashville, à savoir l'un des plus vastes foutoirs architecturo-culturel depuis le Big Bang.

(si il y a selon vous un excès de "oir" voire de "voir" dans la phrase précédente et par conséquent dans cette parenthèse, tapez mouchoir, rasoir, ou grimoire dans la case commentaires au bas de cette page. J'aimerais recueillir votre avis sur ce type de fantaisies pour pouvoir, ultérieurement, répondre au mieux à vos attentes. merci)



Comme dans toute ville américaine qui se respecte, nous avons commencé par la Parthénon.
Non mais dobeuliou-ti-effe?



L'une des grandes fiertés de la ville. Andrew Jackson, septième Président des Etat-Unis, qui a je crois rédigé la première constitution de l'Etat du Tennessee. Il en fût aussi représentant, et sénateur. Il me semble qu'il était gentil, lui aussi. Jamais un mot plus haut que l'autre, d'humeur égale, toujours prêt à rendre service. Un type bien. Alors il a cette statue, devant le capitole, que voici:


J'ai eu la photo pendant la seul éclaircie fraction-de-secondaire du séjour. Classe.

Jackson, son Vice-Président il s'appelait John C. Calhoun, information anecdotique que j'ai décidé de partager ici pour une raison d'ordre secret que je ne dévoilerai pas même sous la plus pinçante des tortures, incluant les pires chatîments corporels.
Arrêtez tout de suite de demander ou je vous en calhoun, non mais ça va bien oui.
(et non ce n'était pas que pour faire cette blague)
Bon au pire je dévoilerai l'histoire si quelqu'un m'échange une bille pétrole contre mon calhoun turquoise.
(c'était pas non plus que pour faire celle-là après)


Encore un bâtiment de type grec ancien , avec surtout plein de colonnes et de préférence surdimensionné. J'ai vraiment pas trop compris ce principe, mais ça a l'air de les rendre contents, alors ça n'a pas grande importance. Celui-ci se trouve sur une place dédiée aux soldats "qui ont eu le privilège de donner leur sang pour défendre les principes fondateurs de l'Amérique, de la paix, nianiaflurf ", notamment au cours des deux guerres mondiales. Cet immense monument, notamment, est un mémorial en l'honneur de rien de très précis mais un mémorial tout de même, avec une grande statue de style ENCORE grec dedans.
(apparemment c'est dorique, comme la pote de némo, ce style de colonnes, et non pas vaguement "grec ancien". )

Nous sommes ensuites passés par ce château, qui ne se démarque pas tant par son intérêt historique (je ne sais toujours pas à quoi il sert) que par son style, qui encore une fois n'a rien a voir avec rien dans une ville déja gréco-romanisée en plein milieu du Nord du Sud des Etats-Unis.

Résumé, donc, de l'homogénéité de Nashville en termes d'architecture :




je l'aime bien cette photo, elle a vraiment la tête de l'emploi.
Quand on me disait Tennessee, avant d'y mettre les pieds, je voyais à peu près ça. Agrémenté de quelques guitares lumineuses , tout de même.

Ca a un côté très cool je trouve, ce style étrange.


Ensuite nous sommes partis faire un tour au Country Music Hall of Fame, un musée en l'honneur de la country et des différents artistes country/rock , originaires des environs ou non. Tant qu'ils étaient country, ils ont leur place au musée. S'y trouve notamment la voiture dorée d'Elvis Presley.
Et, touche de génie, le musée , regardez, c'est un piano!

L'un des autres intérêts majeurs de ce musée c'est la boutique. On y trouve de petits trésors:

Cette chemise d'un goût certain, qui -on peut rigoler mais- a sûrement été consciencieusement brodée par la nièce tremblotante de Jimmy Hendrix lui-même, à en croire le prix affiché sur l'étiquette.

A propos de Jimmy, devant le musée il y avait un Country music Walk of Fame:


Revenons-en a la boutique, j'y ai aussi trouvé , enfin, la taille de guitare que je joue dans les airs depuis quelques années maintenant, pensant que jamais je n'en trouverai une véritable pour jouer à cette échelle:


Ils n'y ont pas non plus été avec le dos de la main morte sur la déco. Il s'agissait de montrer que Nashville mérite son surnom de Music city. C'est pourquoi ils ont opté pour des disques. Parce que les disques, ça fait penser à de la musique, en fait. Vu que c'est sur des disques que les artistes enregistrent leurs morceaux. C'est donc, selon la légende, à la suite d'un long procédé déductif fait de ce type d'associations brillantes que la Valérie Damidot du Conseil d'administration du musée s'est exclamée "Des CD!"

Comme d'habitude j'ai un "coup de coeur du séjour".
J'ai beaucoup inspecté le carton d'emballage pour vérifier que c'était vraiment ça, mais bon impossible de trouver preuve du contraire.
Une preuve géniale du degré de folie dont sont soupçonnés les fans du monsieur.
Enfin fan ou pas, si c'était pas hors de prix-non-mais-vraiment-il-sont-pas-chiés-ici, je dois dire que j'en aurais certainement fait l'acquisition. Ca vous colore un évier. Ca vous rock les corvées vaisselles. Ca vous love me tender une bouteille de Paic Citron.


Le soir nous sommes sortis dans Nashville. C'est à partir de là que je suis vraiment tombée un peu amoureuse du Tennessee. Dans tous les bars, souvent petits, jouaient des groupes, souvent petits, sur une scène souvent petite. Mais le truc génial, c'était l'atmosphère: les membres des groupes étaient le plus souvent, filles comme garçons, vêtus de chemises à carreaux, petites veste en peau, santiags ou toute forme de bottes en cuir, beaucoup de barbes (bon oui ça c'était pas garçon comme fille par contre, on était pas dans la planète des singes) et PARFOIS même le chapeau de cow-boy. Tout ça nous jouait du rock gentillet à tendance country, ou l'inverse, ou l'un, ou l'autre, en s'abreuvant généreusement des 134 cocktails déposés à leur pieds par les amateurs locaux. Et tout le monde danse, monte sur la scène, est content, et ce d'à peu près 5 à 1000 ans d'âge, ce que j'ai trouvé génial.

Elvis est aussi dans la rue. En vrai.

Un cimetière . Emouvant.


Après tout ça, le lendemain, c'était déja la fin, puisque nos 8h de routes préférées nous attendaient pour le retour. Oh mais. Oh mais non oui attendez. On a eu de la neige. Une tempête de neige. Du coup c'était nos 12h préférées. C'est bien simple nous sommes passés à maintes reprises juste à la droite de la mort. On a vu des pick up faire des 360° sur la voie express, des voitures manquer de passer sous des camions en les doublant, on a snowboardé sur des 1,6 kilomètres et des 1,6 kilomètres dans notre voiture tout-terrain catégorie "économique", on a fait le plein à l'aveugle et on s'est nourris de petits tas de neige agglomérés sur le bord des routes de campagnes à l'approche de Macomb.

Non bon je plaisante nous nous sommes arrêtés au Burger King, logiquement. Regardez comme ça n'en mène pas large, un BK au Tibet:


Pour ne pas mentionner que le Galicien au Tibet ne se défend pas mal non plus:



Alors, qui c'est qui a complètement risqué sa vie pour aller marcher sur la dalle de Jimmy Hendrix dans un monument aux morts Acropolique en plein milieu du Tennessee?



bises mes sucres d'orge.

mardi 19 janvier 2010

Moque bas




Non n'importe quoi vous êtes fous, je suis rentrée aujourd'hui à Macomb après le voyage le plus [adjectif vraiment extrême] de ma vie, je vais pas me mettre à raconter Moscou à 11 heures du soir. Y'a le temps.




Donc ba Moscou c'était du samedi 9 janvier à un tout petit bout du lundi 18. ("ooooh elle nous a bien eus tiens").

A la suite d' une escale à Riga qui ne manquait pas de piment d'espelette à la moutarde de dijon, nous arrivons à Moscou, où après m'avoir fait , "ah non mais pardonnez moi l'expression mais" chier, pendant trois mois, avec des requêtes documentaires et autres procédures de visa à s'en percer l'arcade sourcilière, on m'a laissé passer le contrôle de passeport comme une lettre dans du beurre. En l'espace de 15 minutes nous étions légalement sur le territoire russe. Ce qui ne fut pas le cas de ma valise, qui avait décidé que de toute façon on attendrait certainement une heure dans la file alors pourquoi se presser. Elle est donc arrivée comme une fleur d'oranger une demie heure plus tard. La recherche d'un taxi fût ensuite ma première confrontation au russe et, plus précisément ici, au chauffeur de taxi russe pas très content qu'on ne soit pas contents de son prix de taxi. Mais bon.

Je trouvais cette partie introductive indispensable à l'introduction. Le reste reposera sur mon concept du lancer de photos: je lance des photos.

1, 2 , 3, 3 1/4, 3 1/2, 3 3/4..


Voici ma première vue de Moscou à pied, la Moskova un peu gelée mais, comme me l'expliqua si savamment ce passionné de cours d'eau qu'est Victor, "pas entièrement parce que les courants sont trop forts". Ca coule de source. Non bon sans rire, c'est pas un peu tout beau?


La même, mais de l'autre côté. On y aperçoit un des fameux "gratte-ciels" staliniens, qui sont au nombre de 7 dans la ville. J'arrête dès maintenant de me la ouèje, comme disent les petits chouchous de Nadine Morano, car je n'ose même pas essayer d'affirmer la fonction de celui-ci. Je ne sais plus trop. J'étais fatiguée, aussi. Red bull ne m'avait pas donné d'ailes.

La place rouge, que j'ai rachetée depuis. Là en plus il y avait les ajouts de la période de fêtes: une patinoire très lumineuse avec plein de russes contents qui, quand ils ne faisaient pas partie de l'équipe olympique de patinage artistique, essayaient de tomber sur les fesses pour avoir encore plus froid, et tout plein de guirlandes électriques autour du Goum, le centre commercial mystère et boule de.

Une particularité russe: les décorations de sapins partiellement comestibles. De la pâtisserie de sapin.

Ah ba oui tiens la voilà la patinoire.

Ici un autre morceau de la place rouge, où l'on aperçoit les murailles du Kremlin, un sapin de Noël, le mausolée de Lénine, ainsi que les Berthier en ballade. Le mausolée c'est très étonnant. On doit laisser toutes nos affaires dans un vestiaire à l'entrée, puis l'on passe d'abord par un cimetière où il est possible d'admirer les tombes de Staline, Brejnev, Andropov, et autres joueurs de foot célèbres de l'URSS. Cependant Krouchtchev manquait à l'appel. Nous allions devoir le trouver. Le séjour pris dès lors une tout autre tournure.
Ensuite vient la visite du mausolée lui même. Enfin plutôt l'entrée et la sortie du mausolée lui même. Car on ne s'arrête pas dans le mausolée. Il y a 47 messieurs de sécurité avec des chapkas qui parsèment les 23 mètres carrés de l'intérieur du batîment. On entre, on est suivi, on essaye de limacer paisiblement car on veut avoir un peu le temps de voir la tête de Lénine et être bien sûr qu'il a pas l'air tout a fait très très vrai et on sort, suivi. J'ai vu Lénine. Si, ouais. Et même pas fait la queue. Alors qu'à ce qu'il paraît, d'habitude, oh la la la c'est le BA-ZAR.


Ah. BASILE. Une photo . Ma marque de fabrique est ici à repérer dans les vagues de fumées qui sont venues s'étaler sur la photo lorsque j'eus la bienheureuse idée de m'exprimer oralement au moment du flash. C'est la cathédrale Basile le Bienheureux. Qui s'appelle comme cela parce qu'un bienheureux qui s'appelait Basile s'y est vu gratifier d'une chapelle. Un aveu? Je n'en vis jamais l'intérieur. Une histoire faite de retards de métro, de sol glissant, d'assistance à personne en danger et de cours de solfège..bref nous n' avons jamais réussi à y parvenir avant 16h08, qui est l'heure de la fermeture de la caisse à 16h15. (quoi?) Ils ferment tôt, les russes.

De l'autre côté de la place rouge, y avait une tour de fin de bout de muraille, une statue, un bout de musée d'histoire et ce SAPIN. Et parmi les bonshommes qui se tiennent en dessous, se trouvait notamment Staline. Encore. Il prenait des photos avec des gens. Hyper accessible.
On avait aussi croisé, précédemment, à la sortie de la place rouge, Homer Simpson, Bob l'éponge, et les tortues ninjas, qui prenaient un café en attendant les touristes.
Je profite de ce moment pour aborder la seconde anecdote tortues ninja du séjour: les copains de basket de Victor qui, à la vue de mon t-shirt à leur effigie, entonnent joyeusement la BO des tortues ninja en russe.

Bon il est temps d'attaquer le métro. "tu verras, le métro russe est absolument fabuleux". Non mais oui, en fait. Si le mot ne m'était pas insupportable au tympan je dirais grandiose.
Ne prêtez pas attention au loir que la dame au premier plan s'est laissée glisser dans le cou. Elle n'a pas fait exprès et ne va certainement pas tarder à l'en déloger violemment.

Ici dans une autre station ("oh je le savais, j'aurais dû annoter mes photos, tu vois"), le CLOU du spectacle. Statue intitulée quelque chose comme "Restes à Véronne Juliette, ici c'est un museau de chien qu'on touche". Une majorité des gens transitant dans cette station de métro passent ainsi auprès de cette sculpture et caressent le museau du chien, ou bien sa patte gauche. Après que Nikita, un ami russe de Victor, nous a expliqué ce rituel, nous étions si séchés que nous avons dit "aaaah, ba oui c'est pour ça que c'est les parties les plus dorées."


Du coup Victor a fait pareil, pour démontrer que tout le monde a le droit à une belle photo de soi la main sur le museau d'un chien sculpté dans un carrefour de transports sous-terrain moscovite.




L'enseigne Mac Donald, en russe. C'est idiot mais j'ai une sorte d'amour pour les transpositions en russe d'enseignes américaines. C'est..oui voilà, c'est un peu mon dada. Mais oui, évidemment que le Starbucks arrive. Quelle impatience.

Un bout du Moscou d'autour de place rouge. Il faut dire que les batîments ont la classe et il y a de la neige. Alors j'aime bien. Même sans cadrer ni savoir de quoi il s'agit.
Nous sortions alors de la visite du Kremlin, mais évidemment il y fallait aussi laisser son appareil photo à l'entrée.

Frais.

Là c'est un milieu de centre commercial qui m'a fascinée. Surtout les ascenseurs. ah zut on les voit pas. Et en bas c'est un restaurant de sushis où l'on mange sur un balcon au dessus de l'eau s'échappant de la fontaine/horloge romaine. C'est bien fichu comme petit mécanisme non? Visez un peu les ascenseurs:


Les capsules lumineuses, là , en forme de gellule pointue. C'est cooool.


Nous avons aussi visité l'université de Victor, qui fait un petit peu mal aux yeux parce qu'un peu dinguement impressionnante et massive. Nous sommes malicieusement montés au 28ème étage où, en nous glissant discrètement dans une salle de classe vide, nous pouvions admirer ça:

Paris

Johannesbourg

Bangkok

Mais comme le batîment s'est finalement conformé à ce qui se fait aujourd'hui en terme de sécurité dans les établissements scolaires, Victor n'a pas pu mettre fin à ses jours.


L'université de Moscou, donc. Construite, par un miracle d'architecture déjantée, en suspension sur un gigantesque fil électrique.


La bibliothèque universitaire, qui jusqu'à nouvel ordre n'a jamais intimidé personne.


La russie ordinaire et trop classe.

Je décède lentement et ferai donc une pause, comme dans le journal de France 2 où ils annoncent la suite alors qu'elle arrive immédiatement sans interruption aucune. Là je fais certes une interruption dans la vraie vie, je vais dormir, mais elle ne sera jamais matérialisée dans cet article qui se poursuivra de manière inchangée et se présentera en un bloc. Mais tout est question d'honnêteté du blogueur. Je vous invite , dans l'étude de ce tiraillement, à relire les Confessions, dans lesquelles Rousseau s'attaquait déja, de manière allusive, à la question de l'intégrité du blogueur. J'en suis. De ces blogueurs intègres. Je crois que c'est simplement pour cela que je vous annonce pour demain: des tombes, la mayonnaise, le basket, la vodka, des couvres-chef qui font plus rire le chef qu'ils ne le couvrent et.....du métro, eeeeeencore pluuus de métroooo, chez vous. (se munir d'une voix oscillant entre un Julien Lepers en forme et une voix-off de bande annonce d'NRJ music awards)



Le jour d'après nous avons donc visité le monastère Novodievitchi, et notamment son immense cimetière extérieur, à la recherche de nos personnalités russes favorites, Nikita K. et Monsieur Gogol, entre autres. Ah oui et Boris, également. Ci-dessus donc, le monastère , soleil doré dans la brume crépusculaire de cette atmosphère boréale d'après-midi nordique. (pause)


La tombe d'un footballeur russe. Non mais pour de vrai cette fois. C'est que là-bas il faut pas rigoler avec le football et ses héros. Enfin c'est compréhensible du point de vue des passions nationales, imaginez si par exemple nous on venait à enterrer Christophe Dechavanne.


On a trouvé Nikita! Nous étions très content. Comme Victor ne sait pas lire le russe, c'est moi qui ai déchiffré les quelques lettre d'un nom qui m'étais familier, avant de déterrer la trouvaille.
C'était la vraie. Il y avait marqué Никита Сергеевич Хрущёв, nous avons donc pensé qu'il était temps de faire le signe West Coast, dont Victor nous offre ici une parfaite maîtrise. :)

La tombe de Boris Eltsine, qui est de très loin mon coup de coeur. C'est ce qu'on pouvait faire de mieux. Je ne l'aurais pas imaginée autrement. Je veux être artiste de cimetière, plus tard. Pour faire la tombe de Stéphane Berne par exemple, ou d'Anne Roumanoff.
Non plus sérieusement elle est quand même géniale, cette tombe, et je ne pensais pourtant jamais prononcer cette phrase un jour.


Un tel périple méritait bien un peu de repos, et dieu merci le chemin était bordé de quelques petits bancs, bien pratiques pour bouquiner un guide en reprenant des forces.

Nous avions faim en cette fin d'après-midi tombale, et les russes aiment la mayonnaise. C'est pourquoi l'une des cafétérias de l'université nous mijota ce réconfort.

Ensuite nous avions basket. Enorme. Nous avons été voir le CSKA, qui jouait contre une équipe espagnole. C'était l'Euroleague, eh pas un truc d'amateurs. Et les deux tête de liste, en plus. (je m'offre un donuts si les trois affirmations précédentes sont exactes et ma leçon par conséquent bien retenue)
C'était complètement fou. Au début c'est mignon, les joueurs d'une équipe vont marquer un panier dans le panier des autres, qui ripostent en venant vilainement leur en marquer un, et ainsi de suite, pendant que des russes très très concernés et folkloriques hurlent. Bon. Plutôt paisible. Mais arrive la FIN du match. oh là là. On a eu la chance d'avoir une égalité de scores au moment d'attaquer la dernière minute. C'était une tuerie. un massacre. le chaos. l'apocalypse. Je stressais stressais stressais. c'est comme au tennis quand on fait les avantages à 40 a. Ca marque, puis l'autre marque, ce qui d'une certaine manière annule le progrès précédent. et l'heure fiiile à u-neu vi-tesse. brrr. Et finalement ON a gagné. Je ne sais pas si j'étais contente parce que j'étais pour le Cska ou si j'étais contente parce que nous échappions sûrement ainsi à une prise d'otage douloureuse par quelques supporters vexés et tortionnaires. Mais c'était bien.

Et la salle était décorée.

Ensuite nous avions soirée avec des amis russes de Victor. Il y avait donc de la Vodka, des pelmenis, les chouettes pâtes à la viande que l'on mange oh vraiment beaucoup là-bas, avec de la mayonnaise sinon c'est tout nul, et des cornichons. enfin des PICKLES. Alors comme la vodka c'est quelque chose, on se met tous autour de la table, chacun son verre, l'un sert, un autre porte un toast, et tout le monde tchine, puis tout le monde boit d'une traite. C'est mignon au début, on porte un toast à l'amitié et le serveur sert l'équivalent d'un verre dans un verre. Sauf que ce rituel se répète maintes fois. On ne boit pas beaucoup beaucoup seul, en Russie. Enfin pas la vodka. Alors si quelqu'un se sert il sert aussi les autres, et re-toaste, et tout ça. Alors à la fin , parfois, les toasts sont portés à l'inventeur du gingembre confit pendant qu'un camarade essaye laborieusement de trouver la parfaite combinaison entre viser et doser. Cependant j'exagère un peu, car leur inspiration en matière de toasts m'a plutôt fascinée. Je m'arrête là car j'en ai marre de dire toast. Par contre j'ai oublié les cornichons. Ils ont cette fâcheuse tendance à calmer l'impact d'un shot de vodka sur leurs papilles gustatives en croquant dans un bon gros pickle frais. La fin du monde, en somme. Quoique non, la fin du monde c'était ça:


Les chips de mini poisson. Terrifiant. Un poisson écartelé et chipsé, dont ils se saisissent par la queue avant de le consommer en arrachant tranquillement la chair de sa peau. Je crois que c'était mon premier vrai choc culturel. C'est pas concevable. Et ça sentait si fort que même un reblochon dépassé en aurait été nauséeux. Mais eux ça les rendait très contents, ce qui somme toute est le point essentiel.
Oh et ps: le verre archi-classe en forme de botte à talons c'est celui que l'on m'avait donné, parce que je suis une fille. Ca va de soi.

Nous avons repris le métro dans des stations chouettes. Ici une énorme coupole à la sortie du métro, au dessus de fresques circulaires plutôt réussies, le tout rendant bien mieux en vrai et en intégral, évidemment. Mais je n'osais pas trop m'allonger au bout de l'escalator pour m'autoriser un plan global. Quelle tristesse.

Il y avait beaucoup de gravures comme celle-ci tout le long des quais de métro.
Ici c'est José Bové avec Tintin et Gavroche mais on trouve aussi bien souvent des personnalités plus prestigieuses.


L'important dans tout ça, c'est que Victor a trouvé une chapka-singe. Et un ballon de baudruche, qu'une dame avait oublié sur sa chaise à Il Patio, chaîne de cuisine italienne qui était un peu notre "cantine", comme on dit chez les actifs. Il était très content. Mais ne voulait pas que cela se voie sur la photo. Cette chapka est prodigieuse: les mains du singe s'accrochent l'une dans l'autre, et il a évidemment une queue dans le dos, par conséquent sur la nuque de son porteur. De la fine couture. :)


Pardon il y avait celle-là aussi, c'est la dernière. Mais bon tout de même. Là.

Le Starbucks, comme promis. Pour celui-ci il mettent la traduction. Il sont plus gentils qu'au Macdonald.

Un hôtel trop cool. Parce qu'il y a des lumières de toutes les couleurs. Quelle touriste. Oui mais il est trop cool.

Rectification et mesure d'égalité:


J'ai certes aussi essayé des chapkas. mais c'était celle de Christine Lagarde et ça m'a rendue floue.



Bref, je suis un petit peu amoureuse de Moscou.



Allez les jeunes, bye bye tout le monde!



(Je suis confuse mais j'avais vraiment toujours rêvé de faire ça)